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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 08:07

Au travers du Comité paritaire national emploi formation (COPANEF) et de sa déclinaison en région (les COPAREF), la CFE-CGC s’est associée au « plan 500.000 formations » supplémentaires destinées à des personnes en recherche d’emplois initié par l’Etat.

Lors du comité de pilotage du plan 500 000 du 7 décembre 2016, la CFE-CGC a rappelé que le travail entre les régions, Pôle emploi et les partenaires sociaux montre qu’il est possible d’agir pour réduire le fléau du chômage.

Le point d’étape réalisé hier a permis de constater que ce dispositif avait pris sa vitesse de croisière. Cependant pour la CFE-CGC le flux d’entrée n’est pas un critère suffisant de succès. Seul le taux d’insertion dans l’emploi durable est un critère pertinent.

La CFE-CGC souligne aussi que seule la création de richesse et le développement économique permettent une création d’emploi pérenne.

Pour cela il faut former régulièrement tous ceux qui ont un travail et sont dans les entreprises, les administrations, les organisations afin que leur créativité et leurs contributions permettent le développement de l’économie.

Les moyens de la formation professionnelle ne doivent donc pas être réservés au seul profit de ceux qui sont privés d’emplois. Ce serait une erreur préjudiciable tant pour ceux-là même que l’on souhaite accompagner sur le chemin d’un emploi durable mais également pour ceux dont on souhaite sécuriser les parcours .

Prévenir vaut mieux que guérir.

Contact Presse CFE-CGC – Pierre JAN 06 32 05 69 02 – pierre.jan@cfecgc.fr

 

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 08:00

Pour la CFE-CGC, la qualité de vie au travail est indissociable de la qualité du travail lui-même et de la perception du sens donné au travail, de son utilité. La qualité de vie au travail relève de la responsabilité sociétale des entreprises.

Une des tendances constatées dans les entreprises françaises a été d’inscrire le management dans une logique de surveillance et de contrôle, tendance accentuée par la mise en place de dispositifs informatiques de pilotage et de reporting. Cette tendance a généré des situations dommageables pour les individus et pour les entreprises en ce qu’elle bloque les initiatives et la créativité des individus, engendre de la frustration, de la démotivation et de la perte de qualité et de performance et alimente l’individualisation des tâches et la déresponsabilisation des individus (qui ne sont plus responsable que de la portion de tâche sur laquelle ils sont contrôlés).

En complément des thèmes identifiés dans l’ANI et pour appuyer les négociations d’accord sur la qualité de vie au travail, la CFE-CGC propose des repères sur des pratiques relevant de l’organisation du travail et d’enjeux concernant plus particulièrement l’encadrement.

Les thèmes développés correspondent aux besoins exprimés par des représentants syndicaux, interviewés entre mars et juin 2015. Sur chacun des thèmes, une fiche propose une synthèse des obligations applicables lorsque cela est pertinent, ainsi qu’un retour d’expérience sur les pratiques existantes afin de faciliter la prévention des risques sur ces pratiques.

Ces thèmes résultent d’une approche généraliste. La pertinence de ces thèmes doit donc être appréciée à la lumière du diagnostic de chaque organisation.


1.  La reconnaissance au travail

2.  Le télétravail

3.  Les technologies de l’information et organisation du travail

4.  La déconnexion : droit et devoir de déconnexion

5.  Les entretiens individuels : entretien professionnel et d’évaluation

6.  Comment promouvoir les collectifs de travail

7.  Symétrie de la satisfaction clients et la qualité de vie des collaborateurs

8.  Les indicateurs de RPS et de qualité de vie au travail

9.  Organisation agile, entreprise libérée

10.  La génération digitale

11.  L’accompagnement au changement

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 07:56
QUALITE DE VIE AU TRAVAIL SI ON EN PARLAIT
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 08:00

En supprimant pour les salariés, les visites avec les médecins du travail, les décrets d’application qui entreront en vigueur au 1er janvier vont supprimer les visites d’embauche et systématiques. Finie la prévention individuelle !

La voie s’ouvre aux dégâts humains financiers et contentieux !

Seuls les ouvriers dont la situation de travail présente un risque pour la santé avéré et mesurable (amiante, produits cancérogènes, radiations ionisantes…) auront accès au médecin du travail en embauche et de façon régulière.

Pour la CFE-CGC, c’est un déni complet de l’émergence des risques psychosociaux et organisationnels, de l’émergence des suicides et du burn-out (150 000 cas par an selon l’INSERM). C’est un déni complet des risques subis par les cadres au forfait-jours qui travaillent parfois plus de 70 heures par semaine et qui présentent 3 fois plus de risque cardiovasculaire ou d’AVC que le reste de la population.

Cela veut dire que la population des cadres et employés du tertiaire ne connaitront plus leur médecin du travail et n’auront donc pas l’idée de se confier à celui-ci. C’est ainsi tout un pan de prévention individuelle qui est abandonné.

En supprimant cette prévention individuelle, la loi supprime également la prévention collective en entreprise puisque le médecin du travail n’aura plus les indicateurs pour alerter les directions et les CHSCT sur les risques qu’il aura détectés lors du colloque singulier avec le salarié.

Nous n’avons plus le pouvoir d’agir sur la loi travail mais la CFE-CGC se doit d’alerter les pouvoirs publics.

La CFE-CGC voit au quotidien les conséquences délétères du stress et du burn-out. En l’état, nous allons vivre des drames dans nos entreprises et c’est la population de l’encadrement qui va payer les frais de ce recul social majeur.


Pierre Jan - Relations Presse et institutionnelles
Tél. : 01 55 30 12 92 / 06 32 05 69 02
E-Mail : pierre.jan@cfecgc.fr 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 07:00

Instauré par la loi Travail, le droit à la déconnexion pour les salariés entrera en vigueur le 1er janvier 2017. Ses modalités de mise en œuvre doivent être définies au sein de l’entreprise dans le cadre de la négociation annuelle sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail. La CFE-CGC se montrera particulièrement vigilante sur toutes ces thématiques. Explications.

 

  • Qu’est-ce que le droit à la déconnexion ?

C’est le droit, pour un salarié, de ne pas être en permanence joignable pour des motifs liés à son travail. Ce droit à la déconnexion garantit aux salariés le respect de leurs temps de repos durant lequel ils n’ont pas à être contactés dans un cadre professionnel. L’idée est d’empêcher que les technologies de l'information et de la communication (TIC) ne permettent à l’activité professionnelle d’empiéter sur le temps de repos des salariés. C’est ainsi protéger la santé des salariés de plus en plus sollicités en dehors de leur temps et lieu de travail.

La CFE-CGC prône un partage équilibré entre les temps de vie personnelle et professionnelle, et défend la nécessité de former les salariés, l’encadrement et les membres de la direction à un usage pertinent des smartphones, ordinateurs, tablettes etc.
 

  • Les cadres et l’encadrement largement impactés

Inflation d’e-mails le soir et le week-end, appels sur les téléphones professionnels pendant les vacances : à l’ère du numérique, il est bien difficile pour les salariés et en particulier les cadres de se déconnecter, même en dehors des heures de bureau et en congé. Une enquête réalisée par l’Apec fin 2014 révélait ainsi qu’un tiers des cadres se déconnectent rarement voire jamais.

Si les outils numériques permettent une meilleure réactivité, le phénomène insidieux d’hyper connexion accroît la charge de travail et peut dans certains cas avoir de graves conséquences sur la santé psychique et physique des salariés, sans oublier le fait que 63 % des cadres considèrent que cela perturbe leur vie personnelle et familiale.
 

  • Que prévoit désormais la loi ?

Le droit à la déconnexion (article 55 de la loi Travail promulguée le 8 août dernier) est aujourd’hui reconnu avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2017. C’est dans le cadre de la négociation annuelle sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail (loi Rebsamen d’août 2015) que seront négociées les modalités d'exercice du droit à déconnexion : utilisation des outils numériques, dispositifs de régulation, formations, exclusion du BOYD ("bring your own device", c’est-à-dire l’utilisation de ses équipements personnels dans un contexte professionnel), suivi de la charge de travail etc.

Faute d’accord, l’employeur devra élaborer une charte "après avis du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel". Celle-ci doit notamment prévoir "la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d’encadrement et de direction, d’actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques."
 

  • La CFE-CGC vigilante

Toujours force de propositions constructives sur les problématiques de bien-être au travail et de conciliation des temps de vie, la CFE-CGC, signataire en juin 2013 de l’accord national interprofessionnel sur la qualité de vie au travail, se montrera particulièrement attentive à la mise en œuvre du droit à la déconnexion.

La CFE-CGC rappelle que si la loi n’avait pas encore reconnu un droit à la déconnexion en tant que tel, des accords collectifs pouvaient déjà être négociés et conclus dans les entreprises pour reconnaître ce droit aux salariés (par exemple prévoir que les managers n’envoient pas d’e-mails aux collaborateurs pendant leur temps de repos). Rappelons également qu’un salarié qui décide de se déconnecter complètement de ses outils professionnels durant son temps de repos ne peut pas être sanctionné ou licencié.  
 

  • Forfait-jours, temps partiel et télétravail au diapason ? 

Si la reconnaissance du droit à la déconnexion va dans le bon sens sous réserve d’une application efficiente sur le terrain, ce n’est, pour la CFE-CGC, qu’une première étape vers d’autres grands débats liés à la qualité de vie au travail et aux impacts de la révolution numérique dont les outils ont des conséquences sur le management des salariés et sur l’organisation du travail. La CFE-CGC réaffirme notamment la nécessité :
- d’une maîtrise de la charge de travail des salariés en forfait-jours pour permettre notamment le respect de leur temps de repos et de leur vie personnelle ;   
- d’une charge de travail adaptée au temps de travail des salariés à temps partiel ;
- de la négociation d’un accord collectif pour la mise en place du télétravail.   Ces recommandations sont d’autant plus faciles à respecter que le droit à la déconnexion existe dans l’entreprise !

Mathieu Bahuet

 

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 18:39

Les "ennemis" autoproclamés de la finance qui siègent au gouvernement viennent une fois de plus d'abdiquer. Patrick Drahi, va pouvoir supprimer 5000 emplois chez SFR et délocaliser à loisir : le gouvernement n'y peut rien !

Et pourtant, comme d'habitude, le plan com' était bien rodé. Des déclarations de matamores assignant Patrick Drahi à respecter les engagements pris quand on lui fit le cadeau de lui vendre SFR, fleuron de l'industrie des télécoms. Et puis hier, c'est Myriam El Khomri qui s'y colle en rencontrant les syndicats à grand renfort de communiqués.

Résultat : Rien ! Comme toujours personne ne peut rien faire et la casse industrielle et sociale peut continuer. Et pourtant la réplique est simple. Il suffirait, comme le demande la CFE-CGC, que le gouvernement conditionne l'octroi des licences aux opérateurs au maintien des emplois sur le sol français. Cette mesure simple n'est ni une entrave à la concurrence et encore moins la marque d'une "économie administrée" comme le prétend Myriam El Khomri.

Il s'agirait juste de la manifestation visible d'une volonté réelle de ce gouvernement d'agir un peu contre la voracité des grands requins de la finance qui ne créent rien d'autre que de la misère et du désespoir.

La CFE-CGC dénonce avec fermeté ce nouveau scandale qui survient au cœur de l'été et mettra tout en œuvre pour sauver les emplois et les compétences détruits sur l'autel de la financiarisation de l'économie.

 

Contact CFE-CGC Presse et Institutions : Pierre JAN 06 32 05 69 02 – pierre.jan@cfecgc.fr

Retrouvez ce communiqué sur notre site web : http://www.cfecgc.org/actualite/entreprises/le-gouvernement-impuissant-devant-la-voracite-des-financiers/

 

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 18:54
49-3 : l’amère victoire de la posture sur la raison

Et pourtant durant ces 4 derniers mois le doute, l’incrédulité, le refus puis la grogne et la contestation mais aussi les propositions constructives, les mises en garde, les tentatives de conciliation, de concertation et dans certains cas de rappel à la raison, n’auront pas manqués de toutes parts et de tous horizons.

Pour mémoire la semaine dernière, outre les opposants de la première heure à l’ensemble de la loi et ceux surtout à l’article 2 dont la CFE-CGC, un sondage national donnait 75% de la population interrogée opposés à la loi Travail. Le groupe des opposants, au sein même du parti socialiste était toujours aussi remonté et le patronat sortait finalement de sa prudente réserve pour affirmer son opposition à cette loi génératrice de paperasse et non créatrice d’emploi…

Peut-on avoir raison tout seul ? Ou en tout cas quand on est à ce point minoritaire ?

L’Histoire nous le dira.

Nous ne souhaitons pas jouer les Cassandre du théâtre social mais à la vérité nous avons peu d’espoir tant les démonstrations de force du pouvoir économique et surtout de la finance nous ont appris que la raison, l’équilibre et le durable règnent fort peu là où le court terme et le bénéfice sont possibles.

En attendant, il reste cette interrogation : l’article 1 de la loi parle de temps de concertation et de négociation dans une loi qui a usé du 49-3 à l’allée et au retour de la navette parlementaire.

Si nous n’étions pas consternés, inquiets et déçus cela nous laisserait rêveurs….

Contact CFE-CGC Presse et Institutions : Pierre JAN 06 32 05 69 02 – pierre.jan@cfecgc.fr

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 10:41
Loi travail : la CFE-CGC maintient sa position
A l ‘occasion de son comité confédéral qui se réunissait ce 23 juin au siège de l’organisation, la CFE-CGC a tenu à réaffirmer les positions qu’elle tient depuis le début des discussions autour du projet de loi travail.
 
Elle a principalement réaffirmé son opposition à plusieurs dispositions du projet de loi dans sa rédaction actuelle et surtout dans celles proposant d’inverser la hiérarchie des normes. L’objectif de la loi de donner la primauté à l’accord d’entreprise au mépris de la protection garantie par la branche porte en lui les germes d’une grave dérive. En effet, l’exigence de réduction des coûts imposée par les donneurs d’ordre sur les entreprises des chaines de sous-traitance risque de se traduire par une détérioration de la norme sociale engendrant un dumping social quasi immédiat.
 
Or le dumping social, on en connait les effets désastreux sur les conditions de travail et aucun effet bénéfique sur l’emploi.
La CFE-CGC est cependant persuadée que la voie de la raison est accessible et maintient son positionnement de « troisième voie « pour agréger, par des propositions concrètes, un maximum d’Organisations Syndicales autour d’une proposition commune de rééquilibrage en faveur des salariés. Cette proposition commune facilitera l’indispensable débat parlementaire.
 
Elle indique enfin, quelle ne participera pas aux manifestations du 28 juin 2016 mais reste mobilisée et n’exclut aucun mode d’action dans l’avenir.
 
 
Contact CFE-CGC Presse et Institutions : Pierre JAN 06 32 05 69 02 – pierre.jan@cfecgc.fr
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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 04:46

Invité de France Info ce lundi, le président de la Confédération Générale des Cadres, a expliqué que son syndicat était, lui aussi, opposé à la réforme du code du travail. Pour lui, c'est "un ensemble disparate de mesures qui n'ont pas de cohérence."


François Hommeril : "La CFE-CGC est contre la... par FranceInfo

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 09:19

Interview réalisée par Mathieu Bahuet

Élu à la présidence de la CFE-CGC lors du 36e Congrès confédéral à Lyon, François Hommeril, successeur de Carole Couvert, dévoile les grandes lignes du programme de la mandature et ses ambitions au service de toutes les forces vives de l’organisation.


Que vous inspire le fait de devenir le dixième président de l’histoire de la Confédération Française de l’Encadrement-CGC ? Quelle vision du militantisme souhaitez-vous incarner ?
C’est un sentiment de fierté et un grand honneur d’être élu à la présidence de la CFE-CGC, une organisation syndicale historique et un partenaire social incontournable du paysage institutionnel. Je tiens à saluer le travail accompli par la précédente direction confédérale lors de la dernière mandature. En présentant une liste unique, en amont du Congrès de Lyon, la CFE-CGC a prouvé être une organisation sachant trouver les moyens du rassemblement.
La responsabilité est au cœur de la notion d’engagement. Un responsable syndical est un citoyen militant engagé dans la société : devenu adhérent CFE-CGC en 1990, je souhaite porter le témoignage d’un militant qui, toute sa vie, s’est engagé au niveau professionnel et syndical, l’engagement syndical prenant progressivement le pas.
Aux côtés d’Alain Giffard (Secrétaire général) et de Franck Zid (Trésorier national), je mesure la responsabilité qui m’incombe aujourd’hui au service de toutes les forces vives de notre organisation et des salariés que nous défendons : techniciens, agents de maîtrise, cadres et agents des fonctions publiques. Je serai particulièrement attentif à créer toutes les conditions permettant de valoriser les parcours et la formation de nos militants.

"Une organisation visible, représentative et créative, incarnant une culture d’excellence"

Quelles sont les grandes lignes de votre programme pour les trois ans à venir ?
Visibilité, représentativité et créativité seront les grands axes qui guideront l’action de la direction confédérale pour faire briller nos couleurs et incarner cette culture d’excellence qui est une des marques de fabrique de la CFE-CGC, une organisation respectée, écoutée et qui ne peut être assignée dans aucune case.
Il s’agit en premier lieu d’être une organisation visible afin de défendre et promouvoir nos valeurs et nos spécificités. Les corps sociaux intermédiaires ont en effet été beaucoup trop malmenés ces dernières années par les décideurs politiques. Or, la CFE-CGC a toute sa place pour peser dans les débats et pour réaffirmer sa vision d’un monde économique équilibré dans lequel le progrès de tous est le progrès pour tous.
La représentativité - dans l’entreprise, au niveau interprofessionnel, dans les branches et au sein des structures de notre organisation – et le développement sont également au cœur du dispositif. La CFE-CGC est en progression constante depuis vingt ans mais pas forcément au même rythme dans tous les secteurs. C’est pour cela que, dans le nouvel organigramme confédéral, trois secrétaires nationaux sont désormais préposés au développement (territoires, branches et fonctions publiques).
Autres défis : féminiser nos structures et attirer les jeunes. Cela passe par des plans d’actions précis pour faciliter les parcours, les plans de carrières professionnelles et les évolutions de carrières syndicales.
Enfin, je veux faire de la CFE-CGC une organisation inventive et créative qui se donne les moyens de répondre aux changements parfois radicaux qui secouent la société. Nous devons être capables de proposer des lectures et des solutions concrètes. Je souhaite notamment mettre en place des groupes de réflexion référents sur divers sujets dont le coût des charges sociales et la question du temps de travail - en particulier pour les salariés qui approchent de la retraite - assorti de dispositifs fiscaux et d’embauches.

"Je veux défendre un syndicalisme de partenariat qui génère des résultats visibles et utiles"

En matière de dialogue social et de paritarisme, vous plébiscitez ce que vous appelez un syndicalisme de partenaria
t…
Je veux défendre des valeurs lisibles, claires, avec un syndicalisme de partenariat qui génère des résultats visibles et utiles. La grande richesse du paritarisme, c’est la reconnaissance mutuelle des partenaires. Le partenariat, c’est la nécessaire confrontation, en bonne intelligence, des intérêts et des points de vue entre parties pour aboutir, ou non, à la signature d’un accord.
La norme sociale - aux niveaux des branches comme des entreprises - s’est constituée sous le partenariat des organisations de salariés et d’employeurs. C’est une confrontation positive ou chacun doit rester à sa place et assumer ses responsabilités : il est normal que le paritarisme s’exerce sous le contrôle de l’État mais contrôle ne veut pas dire tutelle !
Le dialogue social, ce ne sont pas que les grandes négociations comme l’assurance chômage, c’est aussi et surtout quelques 80 000 accords d’entreprises signés chaque année. Quand on signe un accord, c’est que l’on souhaite qu’il soit appliqué car il crée des conditions de normes sociales qui méritent de le signer. Le processus doit toujours être transparent : dans le cadre d’un accord interprofessionnel national, il faut que nos structures donnent le mandat correspondant. Il en va du nécessaire travail de liaison et de pédagogie envers les militants de terrain dans leurs sections.

Quel regard portez-vous sur le très controversé projet de loi El Khomri qui touche notamment à la hiérarchie des normes, le texte prévoyant qu’un accord d’entreprise puisse être « moins disant » qu’un accord de branche ?
Cette inversion de la hiérarchie des normes n’arrangerait personne car elle crée des conditions de concurrences déloyales et affaiblit le pouvoir de la branche. Or, les branches sont le cœur le plus vibrant du partenariat social ! Elles racontent l’histoire d’un secteur économique qui s’est constitué au fil du temps avec ses propres codes et sont un indispensable outil de classifications (évolution de carrière, rémunération, formation…) et de dispositions spécifiques définies avec les partenaires sociaux.
Ce sont bien les branches professionnelles qui permettent d’adapter les règles sociales aux spécificités des activités en empêchant un dumping social entre entreprises d’un même secteur. En l’état, la loi Travail n’aurait aucune influence positive sur l’emploi et renvoie les employeurs à une dimension très dégradée de leur fonction sociale.

"Une CFE-CGC forte, unie et conquérante"

En vertu de l’accord signé en octobre 2015 entre partenaires sociaux pour pérenniser l’avenir des retraites complémentaires, la CFE-CGC a obtenu, comme elle le réclame depuis des années, l’ouverture d’une négociation pour un accord national interprofessionnel (ANI) sur l’encadrement. Qu’en attendez-vous
?
Jusqu’à présent, les acteurs et observateurs s’étaient tacitement entendus sur divers critères historiques et sociologiques pour évoquer, au sens large, les cadres et le personnel d’encadrement.
Il s’agit désormais, avec humilité, conviction et responsabilité, de formaliser ce que doit être aujourd’hui le statut de l’encadrement en tenant compte de ses évolutions et de la nécessaire mise à jour de l’ensemble des critères qui le définissent dont le diplôme, la responsabilité, l’expertise, l’autonomie, le temps de travail ou encore l’individualisation des missions. La CFE-CGC, syndicat catégoriel, prendra évidemment toute sa part dans le débat, au service de nos populations : techniciens, agents de maîtrise, cadres et agents des fonctions publiques.

Comme imaginez-vous la CFE-CGC en 2019 ?
Gageons que la CFE-CGC sera plus que jamais une organisation forte, unie et conquérante. L’unité est la moindre des choses que l’on doit à nos militants eu égard à la qualité de leurs actions quotidiennes sur le terrain. Nos équipes enregistrent d’excellents résultats dans quasiment toutes les branches et toutes les fédérations. Il faut créer les conditions pour dupliquer ces bonnes pratiques qui fonctionnent et qui ont fait leurs preuves dans de nombreuses entreprises.

 

Contact Presse : Pierre JAN – 06 32 05 69 02 – pierre.jan@cfecgc.fr

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