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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 04:46

Invité de France Info ce lundi, le président de la Confédération Générale des Cadres, a expliqué que son syndicat était, lui aussi, opposé à la réforme du code du travail. Pour lui, c'est "un ensemble disparate de mesures qui n'ont pas de cohérence."


François Hommeril : "La CFE-CGC est contre la... par FranceInfo

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 09:19

Interview réalisée par Mathieu Bahuet

Élu à la présidence de la CFE-CGC lors du 36e Congrès confédéral à Lyon, François Hommeril, successeur de Carole Couvert, dévoile les grandes lignes du programme de la mandature et ses ambitions au service de toutes les forces vives de l’organisation.


Que vous inspire le fait de devenir le dixième président de l’histoire de la Confédération Française de l’Encadrement-CGC ? Quelle vision du militantisme souhaitez-vous incarner ?
C’est un sentiment de fierté et un grand honneur d’être élu à la présidence de la CFE-CGC, une organisation syndicale historique et un partenaire social incontournable du paysage institutionnel. Je tiens à saluer le travail accompli par la précédente direction confédérale lors de la dernière mandature. En présentant une liste unique, en amont du Congrès de Lyon, la CFE-CGC a prouvé être une organisation sachant trouver les moyens du rassemblement.
La responsabilité est au cœur de la notion d’engagement. Un responsable syndical est un citoyen militant engagé dans la société : devenu adhérent CFE-CGC en 1990, je souhaite porter le témoignage d’un militant qui, toute sa vie, s’est engagé au niveau professionnel et syndical, l’engagement syndical prenant progressivement le pas.
Aux côtés d’Alain Giffard (Secrétaire général) et de Franck Zid (Trésorier national), je mesure la responsabilité qui m’incombe aujourd’hui au service de toutes les forces vives de notre organisation et des salariés que nous défendons : techniciens, agents de maîtrise, cadres et agents des fonctions publiques. Je serai particulièrement attentif à créer toutes les conditions permettant de valoriser les parcours et la formation de nos militants.

"Une organisation visible, représentative et créative, incarnant une culture d’excellence"

Quelles sont les grandes lignes de votre programme pour les trois ans à venir ?
Visibilité, représentativité et créativité seront les grands axes qui guideront l’action de la direction confédérale pour faire briller nos couleurs et incarner cette culture d’excellence qui est une des marques de fabrique de la CFE-CGC, une organisation respectée, écoutée et qui ne peut être assignée dans aucune case.
Il s’agit en premier lieu d’être une organisation visible afin de défendre et promouvoir nos valeurs et nos spécificités. Les corps sociaux intermédiaires ont en effet été beaucoup trop malmenés ces dernières années par les décideurs politiques. Or, la CFE-CGC a toute sa place pour peser dans les débats et pour réaffirmer sa vision d’un monde économique équilibré dans lequel le progrès de tous est le progrès pour tous.
La représentativité - dans l’entreprise, au niveau interprofessionnel, dans les branches et au sein des structures de notre organisation – et le développement sont également au cœur du dispositif. La CFE-CGC est en progression constante depuis vingt ans mais pas forcément au même rythme dans tous les secteurs. C’est pour cela que, dans le nouvel organigramme confédéral, trois secrétaires nationaux sont désormais préposés au développement (territoires, branches et fonctions publiques).
Autres défis : féminiser nos structures et attirer les jeunes. Cela passe par des plans d’actions précis pour faciliter les parcours, les plans de carrières professionnelles et les évolutions de carrières syndicales.
Enfin, je veux faire de la CFE-CGC une organisation inventive et créative qui se donne les moyens de répondre aux changements parfois radicaux qui secouent la société. Nous devons être capables de proposer des lectures et des solutions concrètes. Je souhaite notamment mettre en place des groupes de réflexion référents sur divers sujets dont le coût des charges sociales et la question du temps de travail - en particulier pour les salariés qui approchent de la retraite - assorti de dispositifs fiscaux et d’embauches.

"Je veux défendre un syndicalisme de partenariat qui génère des résultats visibles et utiles"

En matière de dialogue social et de paritarisme, vous plébiscitez ce que vous appelez un syndicalisme de partenaria
t…
Je veux défendre des valeurs lisibles, claires, avec un syndicalisme de partenariat qui génère des résultats visibles et utiles. La grande richesse du paritarisme, c’est la reconnaissance mutuelle des partenaires. Le partenariat, c’est la nécessaire confrontation, en bonne intelligence, des intérêts et des points de vue entre parties pour aboutir, ou non, à la signature d’un accord.
La norme sociale - aux niveaux des branches comme des entreprises - s’est constituée sous le partenariat des organisations de salariés et d’employeurs. C’est une confrontation positive ou chacun doit rester à sa place et assumer ses responsabilités : il est normal que le paritarisme s’exerce sous le contrôle de l’État mais contrôle ne veut pas dire tutelle !
Le dialogue social, ce ne sont pas que les grandes négociations comme l’assurance chômage, c’est aussi et surtout quelques 80 000 accords d’entreprises signés chaque année. Quand on signe un accord, c’est que l’on souhaite qu’il soit appliqué car il crée des conditions de normes sociales qui méritent de le signer. Le processus doit toujours être transparent : dans le cadre d’un accord interprofessionnel national, il faut que nos structures donnent le mandat correspondant. Il en va du nécessaire travail de liaison et de pédagogie envers les militants de terrain dans leurs sections.

Quel regard portez-vous sur le très controversé projet de loi El Khomri qui touche notamment à la hiérarchie des normes, le texte prévoyant qu’un accord d’entreprise puisse être « moins disant » qu’un accord de branche ?
Cette inversion de la hiérarchie des normes n’arrangerait personne car elle crée des conditions de concurrences déloyales et affaiblit le pouvoir de la branche. Or, les branches sont le cœur le plus vibrant du partenariat social ! Elles racontent l’histoire d’un secteur économique qui s’est constitué au fil du temps avec ses propres codes et sont un indispensable outil de classifications (évolution de carrière, rémunération, formation…) et de dispositions spécifiques définies avec les partenaires sociaux.
Ce sont bien les branches professionnelles qui permettent d’adapter les règles sociales aux spécificités des activités en empêchant un dumping social entre entreprises d’un même secteur. En l’état, la loi Travail n’aurait aucune influence positive sur l’emploi et renvoie les employeurs à une dimension très dégradée de leur fonction sociale.

"Une CFE-CGC forte, unie et conquérante"

En vertu de l’accord signé en octobre 2015 entre partenaires sociaux pour pérenniser l’avenir des retraites complémentaires, la CFE-CGC a obtenu, comme elle le réclame depuis des années, l’ouverture d’une négociation pour un accord national interprofessionnel (ANI) sur l’encadrement. Qu’en attendez-vous
?
Jusqu’à présent, les acteurs et observateurs s’étaient tacitement entendus sur divers critères historiques et sociologiques pour évoquer, au sens large, les cadres et le personnel d’encadrement.
Il s’agit désormais, avec humilité, conviction et responsabilité, de formaliser ce que doit être aujourd’hui le statut de l’encadrement en tenant compte de ses évolutions et de la nécessaire mise à jour de l’ensemble des critères qui le définissent dont le diplôme, la responsabilité, l’expertise, l’autonomie, le temps de travail ou encore l’individualisation des missions. La CFE-CGC, syndicat catégoriel, prendra évidemment toute sa part dans le débat, au service de nos populations : techniciens, agents de maîtrise, cadres et agents des fonctions publiques.

Comme imaginez-vous la CFE-CGC en 2019 ?
Gageons que la CFE-CGC sera plus que jamais une organisation forte, unie et conquérante. L’unité est la moindre des choses que l’on doit à nos militants eu égard à la qualité de leurs actions quotidiennes sur le terrain. Nos équipes enregistrent d’excellents résultats dans quasiment toutes les branches et toutes les fédérations. Il faut créer les conditions pour dupliquer ces bonnes pratiques qui fonctionnent et qui ont fait leurs preuves dans de nombreuses entreprises.

 

Contact Presse : Pierre JAN – 06 32 05 69 02 – pierre.jan@cfecgc.fr

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 14:35

Madame la Ministre, sécurisez le cadre juridique du « forfait-jours » dans votre loi en discussion au Parlement pour garantir le droit à la santé, à une durée de travail raisonnable et à une rémunération équitable des salariés au forfait jours. 

Salariés au forfait jours, cette réforme vous concerne.

Signez la pétition pour stopper les dérives du forfait jours.

La CFE-CGC a tenté de peser auprès du ministère du Travail et auprès de l’Assemblée nationale en faisant de nombreuses propositions d’amendement à ce projet de loi. Malheureusement, les Députés n’ont pas compris l’ampleur du problème posé par l’insuffisant encadrement législatif du forfait jours et le texte n’a que très peu évolué sur ce point.

En signant et en faisant signer cette pétition autour de vous, vous adressez un message à Madame Myriam El Khomri, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et au Rapporteur du projet de loi, Monsieur Christophe Sirugue, afin d’améliorer le projet de loi qui va être débattu à l’Assemblée nationale en séance plénière à partir du 2 mai prochain.

Nous avons besoin de vous !

 

 

 

 

 

 

 

DESCRIPTION DU PROBLÈME À RÉSOUDRE

Près de 1,5 million de salariés ne sont pas soumis aux 35 heures hebdomadaires, ce sont les salariés au forfait jours, pour lesquels la durée du travail est mesurée en nombre de jours annuels. Les durées maximales quotidiennes et hebdomadaires du temps de travail ne sont pas applicables à ces salariés. Ils peuvent donc travailler en toute légalité 6 jours sur 7, jusqu’à 78 heures par semaine.

Pour 6 cadres sur 10, la durée hebdomadaire effective du travail est supérieure à 45 heures et pour 4 cadres sur 10 elle est supérieure à 50 heures. Ces durées de travail sont trop souvent la conséquence d’une charge de travail excessive (durée, répartition, intensité, etc.). Elles ont des conséquences concrètes pour la santé des salariés (fatigue, absentéisme, démotivation, souffrance au travail, stress, voire burn-out dans les cas les plus graves).

Selon une étude de la DARES (DARES ANALYSES, Juillet 2015 - N° 048), les salariés en forfait-jours ont une rémunération brute annuelle en moyenne supérieure de 5 % à celle des autres salariés. Mais cette moyenne cache en réalité des disparités énormes en fonction des secteurs. Entre les salariés du secteur « activités financières et d’assurance, activités immobilières » qui perçoivent en moyenne un salaire de 19 % supérieur à celui des autres salariés, et les salariés du secteur « enseignement, santé, action sociale, activités récréatives », ou encore de la construction, qui perçoivent un salaire inférieur d’environ 10 % à celui des salariés en heures, il y a une grosse différence ! Et puis, ces comparaisons « en moyennes » font peu de cas des écarts importants qui existent individuellement « autour » de ces moyennes, tous les salariés au forfait jours ne sont pas rémunérés à la moyenne…

 

Démonstration est donc faite que si le forfait-jours fait travailler nettement plus, dans la majorité des cas, il ne fait pas gagner plus, bien au contraire.

La CFE-CGC milite pour que le législateur comble ses lacunes et mette fin à ces dérives.

Le « projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs », en discussion à l’Assemblée nationale est une excellente occasion de sécuriser ce dispositif, pour les salariés bien entendu, mais également pour les entreprises qui sont soumises à des organisations et des rythmes qui s’insèrent difficilement dans le cadre d’une durée de travail prédéfinie et contrôlable. La loi doit enfin garantir les droits fondamentaux des salariés en termes de santé, de sécurité au travail, de conciliation des temps de vie, et de rémunération.

 

NOS PROPOSITIONS

Pour atteindre cet objectif de sécurisation du dispositif forfait jours, il est impératif de :

  • Garantir les droits à la santé, à la sécurité et à la conciliation des temps de vie.

La loi doit prévoir que le nombre de jours travaillés dans l’année ne peut excéder 218 jours. Si l’accord mettant en place le forfait jours le permet, le salarié qui le souhaite peut renoncer à une partie de ces jours de repos en contrepartie d’une majoration de salaire sans que cela puisse le conduire à travailler plus de 225 jours dans l’année. Chaque journée supplémentaire travaillée donne droit à une majoration de 25 %. Un accord collectif peut modifier cette majoration sans qu’elle puisse être inférieure à 10 %.

L’amplitude des journées de travail ne peut dépasser 11 heures et les salariés en forfait jours doivent bénéficier d’un repos quotidien minimum de 13 heures consécutives, d’un repos hebdomadaire minimum d’une journée, de 8 jours minimum de repos par mois dont deux nécessairement accolés à un repos hebdomadaire. Chaque trimestre, les salariés au forfait jours devront bénéficier d’un minimum de 26 jours de repos.

Le CHSCT doit être consulté lors de la mise en place du forfait jours dans l’entreprise et un bilan annuel spécifique doit lui être remis avec notamment des informations sur le nombre de salariés concernés, les entretiens individuels réalisés sur la charge de travail et les mesures appliquées en matière de conciliation vie professionnelle/vie privée.

Les salariés au forfait jours doivent bénéficier d’un suivi médical individuel renforcé par un médecin du travail, comme les travailleurs soumis à des risques particuliers pour leur santé.

L’employeur doit garantir la santé et la sécurité des salariés au forfait jours, il doit notamment organiser chaque trimestre un entretien individuel avec les salariés concernés pour assurer un suivi de leur charge de travail.

  • Garantir une rémunération équitable.

Les salariés au forfait jours doivent bénéficier d’une rémunération minimum déterminée par un accord de branche étendu ou à défaut par un accord d’entreprise et celle-ci ne peut être inférieure à un montant défini par décret. Pour la CFE-CGC, ce montant doit être au minimum de 1,3 fois le plafond de la sécurité sociale.

  • Mieux cibler les catégories de salariés susceptibles de bénéficier du forfait jours.

Qu’ils soient cadres ou non-cadres, ces salariés sont ceux qui disposent d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps, ceux qui peuvent décider de la répartition de leurs tâches dans la journée ou la semaine et donc de la répartition de leurs jours de repos. Ce sont des salariés qui ne peuvent se voir imposer des horaires précis qu’à titre exceptionnel.

  • Reconnaître les droits des salariés au forfait jours réduit.

Les salariés au forfait jours sont victimes d’inégalités de traitement lorsqu’ils ont un forfait jours réduit, ils n’ont pas par exemple droit à une retraite progressive. La définition française du temps partiel doit être mise en conformité avec la définition communautaire : un salarié à temps partiel est un salarié dont la durée normale du travail, calculée sur une base hebdomadaire, ou en moyenne sur une période pouvant aller jusqu’à un an, est inférieure à celle d’un travailleur à temps plein comparable.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 12:38

N'hésitez pas, signez cette pétition pour peser sur le débat

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 08:00

Le projet de loi sur le travail doit être présenté le jeudi 24 mars en conseil des ministres, deux semaines après la date initialement prévue. Sentant monter la grogne autour de ce texte, le gouvernement a décidé ce report hier. Contestée à gauche, la réforme défendue par la ministre du Travail Myriam El Khomri a aussi suscité une importante fronde syndicale. Pour la première fois depuis 2013, un groupe d'une dizaine de syndicats, dont CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires-Sud, Unsa, Unef (étudiants), UNL et Fidl (syndicats lycéens), s'était réuni ce mardi pour dénoncer "un projet élaboré sans réelle concertation". - Avec: Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC. - 18h l'heure H, du mardi 1er mars 2016, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 08:00

Projet de loi El Khomri :

la CFE-CGC prête à se mobiliser

 

Pour Carole COUVERT présidente de la CFE-CGC, le projet de loi El Khomri est inacceptable en l’état.

 

Si rien ne bouge,

la CFE-CGC envisagera de manifester contre ce projet de loi.

 

Pour rappel la CFE-CGC refuse :

  • la barémisation des indemnités prud'hommes,
  • les nouveaux critères pour les licenciements économiques,
  • le fractionnement du repos quotidien,
  • le renforcement des décisions unilatérales de l'employeur,
  • le fait d'aller vers davantage d'accords d'entreprise sans avoir réglé la problématique de la jurisprudence Yara,
  • le recours au référendum pour entériner la validité d'un accord d'entreprise qui recueillerait un engagement de 30% des suffrages,
  • les changements proposés pour la médecine du travail qui ne garantissent plus le secret médical....

 

Le printemps 2016

sera-t-il l’équivalent du printemps 2006 contre le CPE ?

 

Dossier suivi par Carole COUVERT
présidente de la CFE-CGC 06.16.26.59.43

mail : carole.couvert@cfecgc.fr

 

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 08:23

Communiqué commun des organisations syndicales

CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES, UNSA, UNEF, UNL, FIDL

 

Les organisations syndicales de salariés et de jeunesse signataires se sont réunies ce jour pour faire le point sur la situation sociale et économique notamment après la publication du projet de loi dit El Khomri, concernant la modification du Code du travail. Ensemble et à des degrés divers, elles constatent que ce projet, élaboré sans réelle concertation, va profondément changer la législation du travail et comporte des risques pour les salarié-e-s et les jeunes qui aspirent à accéder à un emploi.

Les organisations signataires ne sont pas satisfaites de ce projet et demandent le retrait de la barèmisation des indemnités prudhommales dues en cas de licenciement abusif et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral des employeurs.

Elles conviennent de travailler ensemble sur la construction de droits nouveaux, et sur les autres articles du projet, notamment, sur les licenciements économiques, le forfait jours, l’organisation du travail et la santé au travail, l’apprentissage, …

Les organisations signataires, conscientes des enjeux et des responsabilités du mouvement syndical sont porteuses de propositions et sont disponibles pour engager le dialogue permettant le développement de l’emploi, la lutte contre la précarité et la sécurisation des droits des salarié-e-s.

Les organisations signataires se retrouveront le 3 mars prochain afin d’approfondir leurs analyses.

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 08:19

Le président de la République nous avait annoncé un projet de loi en faveur de la flexibilité pour les entreprises et de la sécurité pour les salariés.

À ce stade et en l'état du projet de loi El Khomri, nous voyons bien toutes les nouvelles flexibilités offertes aux entreprises, mais nous ne trouvons aucune nouvelle sécurité pour les salariés.

Ce projet doit donc bouger et être rééquilibré en faveur des salariés sous peine de créer davantage de précarité y compris pour les salariés de l'encadrement.

La CFE-CGC dénonce à ce stade un projet de loi qui va amplifier le chômage dans les mois qui viennent !

 

La CFE-CGC refuse :

* la barémisation des indemnités prud'hommes car cela prive le juge de sa souveraineté à apprécier le préjudice et à l'indemniser en conséquence. Autant dire que le gouvernement veut purement et simplement supprimer les conseils de prud'hommes...

* les nouveaux critères pour les licenciements économiques qui sont antinomiques avec une volonté d'inverser la courbe du chômage,

* le fractionnement du repos quotidien qui là aussi est totalement contradictoire avec un véritable droit à la déconnexion,

* le renforcement des décisions unilatérales de l'employeur là aussi en totale contradiction avec la volonté affichée de développer la négociation collective,

* le fait d'aller vers davantage d'accords d'entreprise sans avoir réglé la problématique de la jurisprudence Yara qui ne reconnaît pas le même poids au vote d'un salarié ouvrier ou employé par rapport à celui d'un technicien, d'un cadre ou d'un ingénieur. En effet, en l'état cette jurisprudence ne permet pas à la CFE-CGC lorsqu'elle est le seul syndicat présent avec plus de 30% de représentativité de signer seule. Si cela n'est pas régler dans le projet de loi ce sont des pans entiers de l'économie qui verront leur dialogue social totalement paralysé,

* le recours au référendum pour entériner la validité d'un accord d'entreprise qui recueillerait un engagement de 30% des suffrages. Il faut être clair, soit les organisations syndicales tirent leur légitimité de l'élection, ce qui se passe depuis la loi sur la représentativité du 20 août 2008, et dans ces conditions nous allons à la table dès négociation en représentant un certain pourcentage du corps électoral, ce qui nous donne toute légitimité pour négocier et signer. Soit disons clairement, le gouvernement ne veut plus de syndicats et dans ces conditions le référendum devient la règle.

Le mix des deux proposés dans le projet de loi est aussi incongru que de demander à un homme ou une femme politique que de faire un référendum populaire après toute adoption d'un projet de loi....

 

Cette proposition va rallonger les délais de négociation et d'entrée en vigueur des accords, elle va rajouter de l'instabilité et remet en cause la légitimité même des acteurs ce qui est le plus grave de notre point de vue....

* les changements proposés pour la médecine du travail qui ne garantissent plus le secret médical....

 

 

Et ce n'est là qu'un petit échantillon de nos griefs.

Nous comptons donc sur les députés et sénateurs pour rééquilibrer ce projet qui en l'état n'est pas acceptable pour la CFE-CGC.

Nous sommes prêts à faire bouger les lignes mais dans le cadre d'un équilibre et du partage de l'effort entre les entreprises et les salariés.

Aujourd'hui ce projet est un cadeau de plus fait aux seules entreprises et qui ne développe pas, à ce stade la négociation collective ! Bien au contraire, il appauvrit le dialogue social et le rôle des organisations syndicales.

C'est pour cela que nous allons à l'intersyndicale ce soir, afin de dégager des sujets communs entre organisations syndicales que nous pourrions porter de concert.

Cela nécessite cependant d'être au clair sur l'absence de 49-3 !

 

Carole Couvert
Présidente de la CFE-CGC

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:42

Le droit du travail est-il un frein à l'embauche ? Il est en tout cas accusé de tous les maux. Mais qu'en est-il vraiment ?

Pour Pascal Lokiec, professeur de droit social à l'université Paris Ouest-Nanterre-La Défense et auteur du livre "Il faut sauver le droit du travail" (Editions Odile Jacob) "Les économistes n'ont jamais établi de lien de causalité entre le droit du travail et le chômage". Il met également en garde contre un "droit du travail pour les nuls : ce serait appauvrir les protections des salariés".

Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC, confirme : "le droit du travail est en danger aujourd'hui et il y a urgence à le sauver". La CFE-CGC est prête à faire évoluer le droit du travail s'il s'agit de le rendre plus lisible, plus compréhensible. Mais s'il s'agit au travers de cette réforme de le simplifier et d'aller vers davantage de flexibilité uniquement pour les entreprises, en oubliant à la sécurité des salariés y compris les salariés de l'encadrement, alors nous ne serons pas au rendez-vous".

Dans le cadre de l’évolution en cours, la CFE-CGC :

-défend les accord de branches, car ils garantissent une égalité de traitement entre les salariés d'un même secteur et entre entreprises de différente taille.
(
http://www.cfecgc.org/actualite/emplo...)

- demande que l'encadrement soit intégré à l'ensemble des réflexions, et dénonce la jurisprudence Yara (
http://www.wk-rh.fr/preview/BeDhHlEjB...), qui signifie qu'un agent de maîtrise ou un cadre qui vote pour la CFE-CGC n'est pas considéré au même niveau qu’un employé ou un ouvrier qui votre pour une autre organisation syndicale. Nous voulons donc être mis sur un pied d'égalité.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:03

Vous informer et donner du sens avec une certaine hauteur de vue quant à une actualité sociétale, économique et législative toujours plus riche et complexe : tels sont les objectifs du Bulletin Réformiste, la nouvelle lettre d’information bimensuelle de la CFE-CGC au service de toutes les forces vives de l’organisation : adhérents, militants, élus et structures.

Le Bulletin Réformiste, c’est, en complément du site vitrine confédéral (www.cfecgc.org) et de votre Newsletter hebdomadaire Le + Syndical, une nouvelle source d’information resserrée autour des thématiques essentielles d’aujourd’hui et de demain. Car ce que l’on attend de la CFE-CGC, ce n’est pas seulement lister de manière exhaustive tous les sujets de l’agenda social et syndical, mais aussi proposer des angles, un ton, un esprit et de la prospective pour vous aiguiller.

Doté d’une maquette aérée et colorée pour offrir la meilleure expérience de lecture, ce premier numéro de votre nouveau webzine (imprimable pour celles et ceux qui le souhaitent), avec ses exclusivités et ses rubriques singulières, se veut résolument ancré dans la modernité et à votre écoute.

Bonne lecture.

Service Communication CFE-CGC

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