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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 19:56

A la CFE-CGC, nous assumons nos décisions et nous nous exprimons dans les instances avec nos valeurs et nos convictions.

Nous souhaitons aujourd’hui affirmer une nouvelle fois notre ligne de conduite.

 

1 - Accompagner les licenciés, oui, mais vers où ?

Ces derniers temps, nous avons pu lire les discours d’autres organisations syndicales critiquant avec virulence nos positions prises lors des différentes consultations sur le plan de sauvegarde de l’emploi à Sagemcom Energy & Telecom et sur notre façon de vouloir «accompagner» les salariés licenciés et aussi soutenir ceux qui restent (mais cela n’a pas été relevé...).

Loin de nous l’idée de répondre aux contrevérités lues ici ou là. Notre seule motivation est la défense des salariés, de tous les salariés, partants et restants. Aussi, quand nous apprenons que la dernière idée de nos collègues est d’inciter les salariés licenciés à se tourner individuellement vers les tribunaux des prud’hommes pour pouvoir récupérer des indemnités plus substantielles, notre devoir est de les mettre en garde face à cette démarche qui n’ offre aucune garantie de succès. Un procès peut être long (2 à 3 ans), coûteux (au sens propre comme au sens moral) pendant que d’autres auront eu une formation et éventuellement retrouvé un emploi. Où seront-ils au moment du premier jugement ? Nous n’envisageons même pas la suite !

 

2 - Bilan des actions entreprises pour soi disant contrer le PSE à Sagemcom Energy & Telecom.

Oui, nous l’affirmons, ici, il est irresponsable de guider les salariés vers cette voie, d’autant plus que toutes les actions menées jusque-là ont été vaines : une procédure judiciaire qui a fait « pschitt » (même pas examinée ni sur le fond, ni sur la forme par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre), une expertise qui se fait attendre et qui ne servira à rien (juste à faire plaisir aux initiateurs) pour lutter contre les licenciements, et maintenant une nouvelle action auprès des tribunaux. Elle donnera quoi ? Quand ?

 

3 - Pour ou contre des mesures d’accompagnement ?

Au lieu de camper sur des positions dogmatiques, refusant tout dialogue et toute proposition, nous, à la CFE-CGC, avons décidé de soutenir les salariés licenciés en négociant des mesures concrètes, en demandant plus de budget de formations, en allongeant les durées d’accompagnement de fin de carrière, en sauvant deux postes, en en faisant créer un, en augmentant les indemnités de départ, en permettant que les salariés puissent bénéficier de la mutuelle, de la prévoyance pendant leur reclassement, et bien d’autres améliorations que nous n’aurions pas pu obtenir si nous nous étions refermés sur des positions dogmatiques et avions refusé tout dialogue.

 

4 - « Drôle » de logique…

Les élus majoritaires, mais quelle majorité ? (5 voix: 38, 27%), non contents de nourrir quelques fols espoirs auprès des salariés concernés par le PSE, appliquent une logique implacable; se réfugiant dans le déni le plus total. Pour eux, il n’y a pas de PSE (d’où le recours en nullité), donc pas de licenciés. En conséquence ils refusent de voter pour que la mutuelle et la prévoyance perdurent pour les personnes licenciées le temps du reclassement (et même au-delà pendant les périodes d’essais à l’extérieur). C’est un accord, s’il n’est pas signé, il ne s’applique pas. Alors, la CFE-CGC suivie par la CFTC, soit 60,60% de représentativité au sein de Sagemcom Energy & Telecom, ont pris encore une fois leurs responsabilités et ont soutenu cette mesure en signant l’accord d’établissement pensant qu’il apportait un vrai plus aux salariés.

 

5 - L’union fait la force, l’affrontement est destructeur !

Pour la CFE-CGC pas de postulat, une intersyndicale ne se décrète pas et personne ne nous dictera notre conduite ni ne changera nos convictions. Nous étions favorables pour avancer ensemble face à la direction et peut-être aurions-nous pu sauver plus de postes à force de démontrer la nécessité de garder certains emplois, mais nous ne pouvions accepter de nous faire dicter notre conduite.

Ne nous trompons pas de combat, regardons autour de nous, combien de plans sociaux ont été annulés ? Arcelor-Mittal, Pétroplus, Fralib, PSA, Thomson, et plus près de nous, Goodyear, autant de sociétés médiatisées par des responsables syndicaux qui mélangent syndicalisme et politique. Quel est le bilan de ces combats? Nous sommes et serons toujours CONTRE tout licenciement, mais nous ne connaissons pas de cabinet d’avocat, aussi talentueux soit-il, qui ait une baguette magique pour changer un PSE en quelque chose de plus agréable pour tout le monde. Pour nous, la meilleure solution est le dialogue et la négociation responsable, pas l’affrontement stérile.

 

6 - Et maintenant ?

Les jours qui viennent vont être certainement difficiles pour les salariés concernés par le PSE et nous en sommes conscients. Mais nous voulons faire savoir à nos collègues, qu’un choix va se présenter à eux : Refuser catégoriquement leur licenciement et partir dans une procédure longue sans aucune garantie de succès, ou bien saisir l’opportunité d’une formation, d’un nouveau virage dans leur vie professionnelle et voguer vers d’autres horizons, un autre avenir.

Il y a un choix de raison à faire, mais on ne peut pas le faire à la place de nos collègues, tout ce que l’on peut faire c’est informer, mettre en garde et éventuellement guider dans les démarches.

 

En conclusion, les salariés licenciés ne seront alors pas abandonnés, mais accompagnés pour qu’ils rebondissent, saisissent les opportunités qui peuvent s’offrir à eux par un reclassement en interne ou en externe via le cabinet Arthur Hunt. C’est le sens que nous donnons à notre démarche, toujours dans la défense des salariés et de leurs intérêts.

 

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Published by CFE-CGC Sagemcom - dans En Central
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