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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 06:09

Fin octobre, 5,5 millions de personnes, en France métropolitaine, sont inscrites à Pôle Emploi (+6,6 % sur 12 mois). Mais seulement un demandeur d’emploi sur deux perçoit une allocation au titre du chômage, soit 2 216 300 personnes.

Toutefois, la catégorie A (les personnes n’ayant exercé aucune activité au cours du mois) qui compte 3,2 millions d’inscrits, a connu une diminution de 0,6 % au mois d’octobre, ce qui représente 20 500 personnes. Nous nous en réjouissons pour elles sans, pour autant, participer au concert auto-congratulatoire actuel.

D’autres réalités viennent tempérer notre enthousiasme. Selon l’ACOSS, 7 contrats sur 10 (hors intérim), signés au troisième trimestre sont des CDD de moins d’un mois ! Toutes les catégories professionnelles sont touchées par cette précarisation de l’emploi, y compris les jeunes diplômés.

Si le nombre d’inscrits à Pôle Emploi de moins de 25 ans en octobre, dans la catégorie A, est en baisse de 2,3 %, les plus de 50 ans sont toujours plus nombreux (+11 % sur un an). Ces derniers sont surreprésentés parmi les salariés licenciés tous les mois.

C’est dans cette situation de crise que va commencer, début 2014, la négociation de l’assurance chômage dont il est fondamental de préserver le rôle d’amortisseur. Les indemnités permettent de lisser les situations souvent dramatiques et donnent à chacun la possibilité de se repositionner sereinement sur le marché de l’emploi. La CFE-CGC a déjà annoncé son refus de voir les plafonds d'indemnisation baisser. Ce n'est pas la baisse des indemnités qui résoudra le déficit du régime mais bel et bien la création d'emplois par une véritable politique de croissance ! Évitant ainsi, par temps de crise, une fragilisation des classes moyennes, déjà au bord de l’asphyxie...

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