Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 16:02

Comme nous voyons croitre les tracts nous traitant de tous les noms d'oiseaux possible nous metton sen ligne aujourd'hui un document expliquant les raisons de la signature de la CFE-CGC.

 

Voir le document : [ pdf ]

 

D'autre part ci-dessous le dernier éditorial de Bernard Van Craeynest dans la lettre confédérale du 24 janvier 2013


LA LECON DU 11 JANVIER

 

En matière de syndicalisme, on en revient toujours au même : on brocarde les militants, on critique l’action syndicale, on ironise sur les partenaires sociaux, on minimise le rôle des syndicats pour, au fi nal, constater qu’ils sont indispensables et que s’ils n’existaient pas, il faudrait les inventer, au grand soulagement des pouvoirs publics, notamment. L’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 en est la parfaite illustration. La France est en situation de crise et, si on avait écouté une certaine minorité patronale, le grand soir social nous était promis avec la disparition même de la notion de contrat de travail.

Le sens des responsabilités, le pragmatisme, la compétence et la lucidité de ces partenaires sociaux se sont exprimés pour aller bien au-delà d’une «sécurisation de l’emploi». Ils ont conclu un Accord national interprofessionnel (ANI) pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés : c’est bien un changement remarquable dans la nature des relations sociales en France dont il s’agit ! Les Français doivent prendre conscience que nous avons travaillé conjointement au redressement de l’économie, de la croissance et de l’emploi.

Il y aura toujours des esprits chagrins, dans chaque camp, pour dénoncer des concessions. Mais le propre d’un accord n’est-il pas d’accepter en conscience des compromis pour atteindre l’objectif ? Aujourd’hui, démonstration est faite de l’apport des partenaires sociaux au bon fonctionnement économique et social de la nation, quand ils ont la volonté d’avancer. J’invite chaque adhérent à prendre connaissance du contenu de cet accord afi n de constater par lui-même qu’il reflète bien la réalité de l’entreprise au quotidien, que nous avons su dépasser les dogmes pour traiter de la compétitivité et du maintien dans l’emploi.

Je ne tombe pas pour autant dans l’angélisme ! Ce n’est qu’un début et le chemin sera encore long pour voir transposées dans la loi les multiples avancées de cet accord et leurs traductions dans l’atelier, le bureau ou les conseils des directions des entreprises. Mais nous avançons ! Et nous sommes prêts, dans cette même logique de discussion effi cace, à négocier les nombreuses déclinaisons de l’accord en faveur d’une complémentaire santé pour tous les salariés, les droits rechargeables, l’extension et l’homogénéisation du recours au chômage partiel, le compte individuel de formation... Tout cela sur fond de négociations diffi ciles pour résoudre les casse-tête des défi cits des retraites complémentaires et de l’assurance chômage.

Alors, que se serait-il passé si nous, partenaires sociaux, avions baissé les bras ? Si nous nous étions contentés de lever nos drapeaux sur le carreau de nos entreprises ? Que n’aurait-on raillé les syndicats s’abandonnant à une décision arbitraire du gouvernement ! Un arbitraire à l’image des conclusions douteuses de la Cour des comptes qui tranche les défi cits à coups d’exclusions.

La CFE-CGC ne se laissera pas berner par les vieilles lunes ou les fausses recettes de la traque aux boucs émissaires.

La CFE-CGC peut être fière de son réel apport dans les discussions. Un seul exemple : nous réclamions depuis si longtemps la présence de représentants des salariés dans les conseils d’administration pour être associés - en particulier l’encadrement - aux choix stratégiques des directions ; aujourd’hui, c’est fait ! Grâce à notre obstination, c’est le dialogue et non l’affrontement, qui s’incruste un peu plus profondément dans l’entreprise.

Bernard Van Craeynest 

Partager cet article

Repost 0

commentaires